Extrait
de la pièce
Trains Fantômes -
de Mansel Robinson
traduction Jean Marc Dalpé
Mon père est un serre-frein à la dérive
sur la voie ferrée qui traverse le pays
il nous quitte à bord de trains chargés de billots,
de marchandises, de papier journal
il roule, et se rend jusqu’à la rive où commence
le Vaste Monde
où scintillent cités mythiques.
Ma mère fait les cent pas sur la galerie chez nous
jusqu’à ce qu’il nous revienne avec son
butin :
ses histoires qui vont épicer nos repas du soir.
Dans ce plat paysage de mon enfance
surgit tel un paquebot en miniature, le Canadien.
Ses hublots défilent à toute vitesse, évoquent
cartes postales exotiques :
des vies en transit d’une rive à l’autre
avec leurs qui quoi pourquoi qui sait
leurs secrets de marins.
De pirates aussi. Un quêteux qui revient de loin
avec la crasse de continents entiers sous les ongles
cogne à notre porte. Il empile du bois de chauffage
pour un quignon de pain
pour une gorgée de bière blonde - dorée
comme des doublons des Caraïbes -
puis il repart aussitôt avec quatre wagons d’avance
sur les chiens
sans aucun port en vue
sur des roues d’acier, il va voguant vers le large.
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1990
Le journal intime d’une valise
Ce qu’en a dit la critique :
« La nouvelle troupe de théâtre multidisciplinaire
Triangle Vital, a en sûrement étonné plus
d’un de par l’originalité et la fantaisie
tant du propos que de la mise en scène… Un décor
sobre, une musique envoûtante, de scènes érotiques
ou singulières, trois curieux personnages sans rapport
entre eux outre cette intelligente valise : voilà de
quoi se composait Journal intime d’une valise. Les prochains ébats
de la nouvelle troupe Triangle Vital sont décidément à suivre
de près. » Le Régional
Texte et mise en scène : Harold Gilbert, André Perrier
et Harold Rhéaume
Avec Harold Gilbert, André Perrier, Harold Rhéaume
et Linda Sauvé
Production de l’équipe
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1991
Signal d’alarme
Prix de la meilleure pièce au Festival du livre
des Outaouais
Ce qu’en a dit la critique :
« Une magnifique production de Triangle Vital… Une
production qu’il faut voir pour la vérité,
la pertinence du texte, pour le jeu de Roch Castonguay, pour
la simplicité de la mise en scène, mais surtout
pour l’engagement total de l’auteur André Perrier
qui a eu le courage d’aborder une réalité particulièrement
cruelle et de lancer un signal d’alarme. … un excellent
spectacle… un texte solide, une mise en scène
fort habile et beaucoup de souplesse et de trouvailles dans
le jeu des comédiens. »
Jean Beaunoyer, La Presse
« Encore une fois, avec peu, André Perrier obtient
un maximum d’effets qui s’incrustent dans l’esprit
pour ne plus jamais en sortir. »
Lola Noël, La Revue Jeu
« Une pièce forte, entière et bien jouée… s’impose
par sa finalité tant au niveau du contenu, de la langue,
du jeu et de l’exploration de l’univers scénique.
L’équilibre des émotions opposées – drame
et humour – donne au texte toute sa portée et
aux deux comédiens la matière nécessaire
pour aller au bout d’eux-mêmes. Dénonçant
l’intolérance, la haine et cette angoisse de ne
trouver aucun sens à la vie, André Perrier ne
pouvait être davantage dans l’air du temps avec
Signal d’alarme. Dans une écriture dramaturgique
belle et agile, l’auteur fait appel à la réflexion à travers
l’histoire. »
Marie-Ève Pelletier, Le Droit
« Riveting play about racism. Brilliant writing and
direction. Roch Castonguay gives a superb performance… the
best performance this season. »
John Hare, The Ottawa Citizen’s
« André Perrier et Roch Castonguay interprètent
avec beaucoup de talent et de sensibilité les deux personnages
antagonistes. »
Daniel Hart, Nouvelles Centre-Sud
Texte et mise en scène: André Perrier
Avec Roch Castonguay et Christian Molgat
À
la reprise avec Roch Castonguay et André Perrier
Décor de Harold Gilbert
Reprise de la scénographie de Julie McDonald
Costumes et accessoires de Julie McDonald
É clairage de Mike Brunet
Musique originale de Tim Kohout
Régie de répétition d’Annick Léger
Régie de scène de Jacynthe Meunier
Direction de production de Denis Archambault
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1992
Les consciences fragiles
Ce qu’en a dit la critique :
« Spectacle hybride, étrange mélange de
théâtre dans le théâtre, de sketches
et chansons, d’horreur et d’humour, cette scabreuse
histoire de sado-masochisme étonne assurément. »
Andrée Poulin, Le Droit
« … spectacle original, déroutant et fascinant… Les
consciences fragiles nous donnent l’occasion de connaître
une nouvelle troupe québécoise qui n’a
pas peur de s’aventurer dans les sentiers délicats
de la sexualité et de ses complexités. »
Daniel Hart, Nouvelles Centre-Sud
« Si vous pensez que le théâtre en région
suit un cours tranquille et morne, vous ne connaissez pas Triangle
Vital. »
Marie Labrecque, Voir Montréal
« L’auteur et metteur en scène André Perrier
gagne le pari d’illustrer cette pratique intrigante (le
sado-masochisme) pour le non-initié. … à force
de jouer sur différents niveaux, le spectateur est pris
au piège tout comme les personnages. … le but
est atteint : on évite la caricature et on provoque
le questionnement. »
Isabelle Mandalian, Voir Montréal
« Extase inimaginable pour Les consciences fragiles. … l’expérience
s’avère aussi fascinante qu’effrayante. »
di Maurizio, Guide Mont-Royal
Texte et mise en scène d’André Perrier
Avec : Robin Denault, Annick Léger, Nathalie Prémont,
Christophe Rapin et Liane Simard
À
la reprise avec Robin Denault, Monique Gosselin, Nathalie Prémont,
Christophe Rapin et Liane Simard
Décor de Marc Chénier et André Perrier
Accessoires et masques de Éric Toussaint
Costumes de Jean-Pierre Delorme et Éric Toussaint
É clairage de Mike Brunet
Musique originale de Tim Kohout
Chorégraphie de Marie-Nicole Lamoureux et André Perrier
Régis de répétition d’Éric
Toussaint et Rosalie Dumas
Son et jeu d’orgue d’Henry Gauthier
Graphisme de Richard Besnard
Direction de production d’Alain Boisvert
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1995
Cabaret Boris Vian
Le bien qu’en a dit la critique
:
« Très belle soirée, insolente… André Perrier
a su ressortir le meilleur de Boris Vian. On y présente
tendresse et pied de nez… Ils nous ont fait voir les
multiples facettes de Vian… Ils ont réussi, ces
deux acteurs, à nous transmettre une jubilation. J’ai
particulièrement aimé réentendre « Le
goûter des généraux », d’une
terrible actualité… Une mention spéciale à Annick
Léger, dont la voix Juliette Gréco cadre tout à fait
avec Saint-Germain des Prés. Autre mention spéciale
aux arrangements de Dominque Saint-Pierre, particulièrement
ceux du déserteur, lorsque Perrier l’interprète, ça
donne des frissons. »
Brigitte Beaulne, CBOF Bonjour
« L’interprétation risquée dans
la forme de certains textes m’a touché beaucoup
beaucoup. C’est ce qu’on appelle le théâtre à risque.
Pour moi, c’est le rôle du théâtre. »
Martin Larocque, Radio-Canada
« En une heure demie, Cabaret Boris-Vian aura conduit
l’auditoire depuis les caves de Saint-Germain à un
paradis… artificiel. Avec un sourire engagé aux
lèvres. »
Edgar Demers, Le Droit
Le moine en coproduction avec le Centre national des Arts
1996
Ce qu’en a dit la critique :
«
André Perrier réussit à merveille à nous
plonger dans l’époque du Moyen Âge et à décrire
les travers de la religion, celle d’hier comme celle
d’aujourd’hui. Il a mis au bûcher le dieu
de la haine et celui de la peur. C’est avec brio qu’il
s’est fait exorciste. »
Paul-François Sylvestre, la revue Liaison
Textes et chansons de Boris Vian
Mise en scène de Marc Bertrand, Claire Faubert, Hedwige
Herbiet, Jean-Claude Legal, Richard Léger, Patrick Leroux,
Claude Moïse et André Perrier
Avec Annick Léger et André Perrier
Musique “live” avec Dominique St-Pierre et Daniel
Bériault
Costumes, décor et accessoires d’André Perrier
et Annick Léger
Arrangements musicaux de Dominique St-Pierre
Chorégraphies de Marie-Nicole Lamoureux et Renée
Racicot
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Le moine en coproduction avec le Centre national des Arts
1996
Ce qu’en a dit la critique :
«
André Perrier réussit à merveille à nous
plonger dans l’époque du Moyen Âge et à décrire
les travers de la religion, celle d’hier comme celle
d’aujourd’hui. Il a mis au bûcher le dieu
de la haine et celui de la peur. C’est avec brio qu’il
s’est fait exorciste. »
Paul-François Sylvestre, la revue Liaison
Texte d’André Perrier adapté du roman
de Matthew Gregory Lewis
Mise en scène d’André Perrier
Avec Robin Denault, Sasha Dominique, Mario Gendron, Vincent
Leclerc, Annick Léger, Rafaëlle Leiris et Élizabeth
Robertson
À
la reprise avec Isabelle Belisle, Robin Denault, Stéphane
Franche, Vincent Leclerc, Rafaëlle Leiris, Élizabeth
Robertson et Lucie Vignault
Décor de Richard Lacroix
Costumes de Normand Thériault
É clairage de Mike Brunet
Aide à la dramaturgie de Brigitte Haentjens
Maître chant : John von der Leeden
Maître d’armes : Sophie Tremblay
Maître mîme : Denise Boulanger
Régis d’Annick Asselin
Couture pour Sudbury et Montréal: Sondee Goldsack
Manipulation des grilles par Robbo Krouse et Rodney Parker
Directeur de production et technique pour Sudbury et Montréal
de Claude Faucon
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Du
coq à l’homme
1998
Ce qu’en a dit la critique :
«
Du coq à l’homme est une pièce surprenante.
Elle marie drame, humour et danse. Le tout est interprété sur
des pas de flamenco, dans des costumes à plumes qui
rappellent à la fois la volaille et la danse latine. »
Marie-Ève Bouchard et Serge Quinty, LeDroit
« André Perrier nous surprend par le traitement… Même
si ça sort de l’ordinaire, on suit bien l’histoire
du début à la fin. André Perrier est quelqu’un
d’inventif pour notre plus grand plaisir. J,aime beaucoup
ce qu’il fait. Il faut voir Du coq à l’homme. »
Chantale Richer, CIMF
« André Perrier s’est servi de la métaphore
du poulailler comme représentation à l’échelle
de la vie humaine. Ou serait-ce le contraire? Les personnages
passent de l’état humain à l’état
gallinacé et vice versa sans crier gare. Caquètement,
affrontements et coups de bec viennent se substituer aux joutes
verbales lorsqu’il s’agit de souligner une symétrie
entre la femme et la bête. On avouera que peu d’animalisions
sont moins flatteuses que celle qui assimile la femme à une
poule. »
Ève Dumas, LeDroit
Texte et mise en scène d’André Perrier
Avec : Roch Castonguay, Sasha Dominique, Rafaëlle Leiris,
Marie-Thé Morin et Élizabeth Robertson
Décor de Luc Casault et Nancy Sabourin
Costumes de Simone Macandrew
É clairage de Mike Brunet
Chorégraphie flamenco de Carmen Jolicoeur
Aide à la dramaturgie de Robert Marinier
Régie de Francine Lapointe
Direction de production de Lyne Riel
Graphisme de Patrick Goulet
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Trains fantômes